Le GIHP impliqué sur le schéma de l'agglomération de Béziers Méditérranée
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HandicapTransports urbains : l'implication des associations
Photo d'Archive d'Olivier GOT montrant la palette d'un bus urbain permettant la montée d'un fauteuil depuis la chaussée.
« Nous avons de bonnes relations avec l'Agglo, mais il y a de très gros aménagements à réaliser. » C'est, en résumé, le constat des associations de personnes handicapées qui participent à la commission intercommunale d'accessibilité aux transports urbains (lire Midi Libre de mercredi).
Le groupement pour l'insertion des personnes handicapées (GIHP) a participé à toutes les réunions. « Nous avons de l'expérience puisque notre but est de permettre à nos adhérents de réserver un moyen de transport 24 heures sur 24 » , explique Thierry Balix, vice-président de l'association sur le Languedoc-Roussillon, chargé des transports. Il a influencé sur le choix de la première ligne test, (la 3, De Gaulle - La Ginieisse). « Les appels des personnes handicapées nous permettent de situer géographiquement les demandes de transports les plus fréquentes et nous avons donc logiquement été associés pour définir les besoins prioritaires". M. Balix estime qu'il y a « une véritable volonté d'investissement de l'Agglo dans ce dossier ». Même s'il comprend bien que « le coût est énorme ». Apparemment, les moyens mis en oeuvre par une agglomération moyenne comme Béziers Méditerranée sont bien supérieurs à la plupart des communautés de communes équivalentes.
Le vice-président du GIHP est conscient de « la réalité économique, même si, évidemment, on aimerait que cela aille plus vite ». Il affirme que la démarche de la structure est plus « dans la mise en place des services que dans la revendication ».
Du côté de l'association des paralysés de France (APF), le ton est beaucoup plus vindicatif. Jacques Gachon, membre qui a assisté aux réunions de la commission intercommunale reconnaît de « bonnes relations avec l'Agglo » et « des difficultés dans la mise aux normes de par la conception ancienne de la ville » . Mais il constate que, pour l'instant, « concrètement, rien n'est fait ». Sur la ligne 3, M. Gachon estime « qu'aucun arrêt n'est conforme » . Un cabinet spécialisé a fait un diagnostic et, à ce jour, « il a décrété que six pouvaient éventuellement être aménagés mais que, pour cinq, les pentes étaient beaucoup trop importantes. Nous sommes inquiets ».
Le membre de l'APF affirme que, depuis la loi de 1975 sur le handicap, « rien n'est fait. La seule amélioration, c'est que, maintenant, ils nous écoutent ». La législation concernait surtout, en matière de déplacements, l'accès aux administrations et édifices publics. On n'y parlait plus d'assistance mais de solidarité. « Celle de 2005 est un peu mieux parce qu'elle concerne les quatre handicaps (moteurs, visuels, auditifs et cognitifs) et elle prend aussi en compte les femmes enceintes, les poussettes et les personnes âgées. » Avec un regret persistant : que l'intégration ne soit pas « un réflexe automatique » . Un état d'esprit que l'Agglo et son délégataire de service public "Bus occitan" s'efforce de mettre en pratique.
Emmanuelle BOILLOT