reportage "Ronde de Nuit"
Nous vous laissons découvrir leurs témoignages à travers ces deux reportages, que vous pouvez visionner sur le site du département de l'Hérault.
Jusqu’à présent, ces hommes et ces femmes n’avaient aucune possibilité de vie sociale ou culturelle le soir. " On était couché à 20 h 30 et il fallait attendre le lendemain jusqu’à parfois 9 h 30 pour se lever " signale Thierry Balix, le président du GIHP. Les nuits devenaient une forme de longue parenthèse où la solitude se mêlait à l’angoisse de l’attente du lendemain en cas de soucis. Une télécommande coincée, un téléphone tombé, une position douloureuse sont des détails des plus bénins. Mais ils peuvent rendre une nuit cauchemardesque. Et puis, outre les avatars, il y a tout simplement l’envie de se sentir exister en dehors des heures de bureau. Aller au cinéma, sortir au théâtre, se rendre au stade, rejoindre des amis ; des désirs anodins pour beaucoup, mais douloureusement vécus lorsque lorsqu’ils s’interdisent à vous.
Alors les sentinelles de nuit, ces auxiliaires de vie sillonnent la nuit la ville. Elles répondent aux appels. D’un appartement à un autre, elles font des visites, permettent des couchages tardifs et assurent une présence rassurante. Elles apportent la vie. Maintenant qu’elles sont là, les nuits sont propices à la conquête d’une nouvelle autonomie.
Texte, photos et webdocumentaires : Thomas Rothé